Dossier de presse

Dossier de presse
Des questions pour un monde où se rejoignent les extrêmes, où la ressemblance côtoie l'abstraction. Un monde fait d'énigmes et peuplé d'inconnus. Qui nous observent, qui nous guettent. Inconnus ? Peut-être? Par une étrange alchimie des visages familiers surgissent du fond de notre mémoire pour s'évanouir aussitôt. En quelques secondes, trop brèves, tout est dit.

Comment résister à l'invitation pressante de ces frêles silhouettes ? Comment ne pas les suivre dans le dédale des histoires qu'elles ont à nous raconter ? Histoires enchevêtrées, imbriquées, reprises, transformées et projetées d'un tableau à l'autre comme ce rayon de lumière que se renvoient des milliers de miroirs jusqu'à ce qu'il se désintègre dans une explosion de couleurs.

Couleurs posées sur la toile comme autant de notes sur une portée. Ici ni clé de sol, ni clé de fa. Mais une clé mystérieuse, inaccessible et pourtant indispensable pour percevoir et comprendre « cette musique de teintes » que Nadia Zouari diffuse dans ses œuvres. Cette musique-là lui sert, comme du temps du Muet, à donner la parole à ses personnages.

A tous ces personnages qui se posent tant de questions !

R.E.

# Posté le mercredi 08 mars 2006 09:06

Modifié le mercredi 08 mars 2006 10:40

De bruit et de silence - 17 mai 2005 -

De bruit et de silence - 17 mai 2005 -
A la Galerie Le Patio

Exposition de Nadia Zouari

De bruit et de silence

Le vernissage de l'exposition de Nadia Zouari qui a eu lieu vendredi dernier à la Galerie Le Patio, est vécu par l'artiste comme un intense moment de plaisir, une opportunité pour aller à la rencontre de son public, à travers une quête artistique intense et pleine de vitalité.

Avec son air de petite fille rangée, elle vient bousculer les conformités d'usage, pour dessiner sa propre trajectoire chargée de silence et de fulgurantes déflagrations.

La peinture de Nadia Zouari, faussement méditative alterne bruit et silence, crépitement de la matière en fusion et la fascination de la transparence chromatique.

L'exposition, partagée à travers deux espaces, se déploie semblable à un univers en perpétuelle mutation, où la sensualité de la matière impalpable, transforme la toile en chair vibrante, sur laquelle s'esquisse la quête désordonnée de l'artiste. Une recherche évidente de sa propre intériorité, traversée par le souffle d'une courageuse remise en question artistique.

Nadia Zouari aime les défis et nous surprend par ses investigations plastiques et chromatiques, balayées par le souffle d'une exaspération certaine. Une envie de faire imploser les conventions pour s'inscrire dans un courant régénérateur jouissif qui lui permette d'accéder à davantage de liberté créatrice.

Ses toiles incandescentes de par le feu chromatique qui les éclabousse, dégoulinent d'ombres mystérieuses traversées par des figurines humaines fugitives.

Apparitions fantomatiques qui semblent émerger des non-dits, ces zones secrètes et inaccessibles que l'artiste tente d'interroger dans sa quête d'humanité.

Tantôt paisibles avec ses longues coulées de lavis, recouvertes de glacis, les toiles de Nadia Zouari s'accompagnent aussi d'une démarche plus informelle, où les matériaux en l'occurrence le mortier, le plâtre et la résine acrylique, s'associent pour créer un relief nécessaire qui accorde à l'œuvre toute sa densité et sa vibration intérieure.

Tantôt paisible tantôt fougueuse, la peinture accrochée sur les cimaises est à l'image du caractère de l'artiste, imprévisible, habitée par ce souci de défricher de nouveaux espaces et d'un besoin de se mettre en danger.

La peinture de Nadia Zouari faite d'interrogations et de béances vertigineuses, exhale le souffle du vide auquel elle aime se mesurer comme un funambule intrépide.

Avec toute l'exigence de son énergie, Nadia élabore sa propre géographie mystérieuse, habitée par les silences et les hautes lumières.

Une artiste à suivre avec beaucoup d'intérêt.

Hamadi ABASSI

# Posté le mercredi 08 mars 2006 09:15

Modifié le mercredi 08 mars 2006 10:41

LA PRESSE - Vendredi 20 mai 2005

LA PRESSE - Vendredi 20 mai 2005
LA PRESSE - Vendredi 20 mai 2005

Arts plastiques

A la galerie Le Patio


Les pourquoi de Nadia Zouari

Cela a probablement commencé comme un jeu de la vérité.
Pourquoi ? a dû se demander Nadia Zouari un jour de doute, un jour de rêve, un jour de jeu ou tout simplement un jour comme les autres. S'est-elle demandée pourquoi elle peignait ? Ou plus particulièrement pourquoi elle avait choisi tel thème, telle couleur, telle matière ?

Le fait est que ce qui avait peut-être commencé comme un jeu est devenu une profession de foi, une profession de vie, une profession d'espoir.

Car Nadia Zouari a toutes les bonnes réponses : parce que «s'il arrive de se perdre», c'est qu'«il y a des enchevêtrements», mais, bien sûr, «il y a des évidences». Parce que si «on n'est pas transparent», «il faut percer le mystère». Parce que, bien sûr, «on peut être survolté», mais si «les éclairs électrisent», «les tornades n'emportent pas tout». Parce que si «on accuse», «on juge», et, bien sûr, «on pardonne». Parce qu'enfin «on peut rêver», «il faut aller de l'avant», et «trouver sa voie».

Et que si une question suggère autant de réponses, vous pouvez croire Nadia Zouari : quand elle affirme qu'«une seule réponse suggère une multitude de questions».

Sa réponse à elle est évidente : la peinture explique tout, et si elle ne le fait pas, ce n'est pas la peine d'essayer de comprendre.

Car cette jeune femme limpide ne se départit jamais d'une calme assurance : celle de ceux qui savent qu'il faut chercher, sans forcément trouver.

Et que la quête est plus importante que le résultat.

D?exposition en exposition, le parcours de Nadia Zouari est d'une belle cohérence.

Dans son univers, depuis toujours, l'être humain est essentiel. Et s'il lui arrive de se désincarner, de se styliser, de s'effacer, il y a toujours sa trace, son ombre, son reflet.

Dans ses toiles où la matière se fait dense tout en restant légère, où la couleur se fait fulgurance et effervescence, seules se délient les silhouettes, évanescentes, lumineuses, ombres de l'ombre qui résistent à l'abstraction et s'ancrent à la structure du tableau.

Elles sont la résistance à la tentation, mais aussi l'expression de l'émotion, de la sensibilité, de cette vibration particulière qui fait Nadia Zouari différente peut-être.

C'est avec beaucoup de légèreté, de luminosité et d'élégance qu'elle a investi le double espace de la galerie Le Patio.

Et l'espace qu'elle habite le lui rend bien, lui offrant une luminosité qui sied à ses toiles.

A.H.

# Posté le mercredi 08 mars 2006 09:32

Modifié le jeudi 09 mars 2006 01:46

Exposition

Exposition
Annonce de l'expo le 12 mai 2005

A la Galerie Le Patio

Exposition de Nadia Zouari


La Galerie le Patio abrite à partir d'aujourd'hui, une exposition de peinture intitulée "Pourquoi ?" de Nadia Zouari.
Cette jeune peintre qui a poursuivi des études d'expression plastique, peinture, histoire de l'art et art contemporain à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, veut dans sa présente exposition aller au-delà du visible pour explorer un monde mystérieux et secret, celui de la mémoire d'une culture refoulée et enfouie.

Dans ses œuvres, il y a aussi des fissures ici et la, des fissures au sein même de son discours, des fissures évoquant probablement les blessures de la vie.

Nadia fait également preuve d'une extraordinaire combativité devant les tâches énormes qui l'attendent devant la toile, elle ne cherche pas à fuir les questionnements qu'elle soulève et ne cherche pas non plus des réponses toutes faites.

Bien au contraire, elle cherche l'impalpable et l'indéfinissable ; ainsi, par sa peinture, elle entre au cœur du mystère créatif.

Cet univers à la fois extraordinaire et mystérieux sera révélé aux visiteurs lors de cette exposition.

# Posté le mercredi 08 mars 2006 09:36

Modifié le mercredi 08 mars 2006 10:46

Barcelone

Barcelone
Barcelone

Biennale de Barcelone

Au mois de janvier 2005 le Musée Maritime et l'A FAD lançaient une bouteille à la mer avec une convocation située à l'intérieur. Ils voulaient en effet que tous les créateurs de la Méditerranée répondent, avec leur langage propre (de l'art, du design, de l'artisanat), aux questions que la mer suscite ; une mer qui est à la croisée des cultures, paradigme de la beauté et de l'abandon environnemental, lieu d'échange de personnes et de visions.

Nous avons reçu 462 œuvres et nous vous présentons ici la soigneuse sélection que le jury responsable nous propose. 52 œuvres, 44 créateurs, 7 pays. C'est un premier pas. Nous sommes conscient du fait qu'une biennale de ces caractéristiques constitue un défi. Nous vous présentons ici la première édition. Il y a en elle le germe d'un débat que nous devons entamer et dans lequel les artistes ont beaucoup à apporter.

La mer retourne toujours à la mer, nous disait Edmon Jabès. Nous avons besoin de la capacité de nos créateurs à nous faire voir les multiples visages de la réalité, la perception sensible et la conscience illuminée sur une mer qui est au milieu de nos terres, la Méditerranée.

Jesùs Angel Prieto, président de l'A FAD
Roger Marcet, directeur général du Consorci de les Drassanes Reials i Museu Marìtim de Barcelona.

# Posté le mercredi 08 mars 2006 09:43

Modifié le lundi 09 juillet 2007 10:58